Les différentes étapes d’une surélévation

Agrandir son logement est une velléité qui un jour ou l’autre tente de nombreux propriétaires. Lorsque le manque de place vient à se faire sentir, il s’agit d’une alternative séduisante plutôt que d’envisager un déménagement. S’épargner la mise en vente de sa maison, la difficulté d’en trouver une nouvelle et conserver son chez-soi semble être des choix très pragmatiques. Parmi les différentes options possibles, la surélévation de l’habitat et l’aménagement d’une surface déjà existante comme des combles sont des solutions envisageables. Certains la privilégieront à des travaux d’extension pour des raisons budgétaires ou par manque d’emprise au sol pour leur projet. La surélévation est néanmoins une entreprise complexe qui doit être menée avec méthode sans négliger aucune étape. Une première phase consistera à diligenter une étude de faisabilité puis à obtenir des autorisations administratives. Ces étapes préliminaires accomplies, viendra ensuite la phase de réalisation qui comprendra des travaux préparatoires puis d’exécution.

 

Vérification des règles d’urbanisme, études de faisabilité et démarche administrative

La consultation des règles d’urbanisme locales

Entreprendre des travaux de surélévation d’une toiture nécessite de s’assurer au préalable que votre projet est conforme aux règles d’urbanisme en vigueur dans votre commune. Vous devrez donc vous rendre à la mairie de votre domicile pour consulter le plan local d’urbanisme (PLU). Ce document fixe toutes les règles de construction ou d’agrandissement d’un bâtiment. Le PLU consigne notamment la hauteur maximum autorisée des habitations, les règles en matière d’architecture ou de volumétrie.

Si vous résidez dans un lotissement, il vous faudra consulter son règlement ou son cahier des charges qui prévaudra sur le PLU pour savoir si vous avez le droit d’entreprendre vos travaux.

La faisabilité du projet doit être étudiée d’un point de vue technique et budgétaire

Procéder à la surélévation d’une maison est une opération complexe qui nécessite des études techniques non seulement pour apprécier la faisabilité du projet, mais aussi pour en valider tous les aspects budgétaires. Les investigations à mener visent principalement à vérifier si le bâti existant pourra supporter le poids de la masse additionnelle qui résultera de la surélévation. Les vérifications vont porter plus précisément sur les fondations et les murs porteurs de l’habitation. Ces mesures pourront être réalisées par un ingénieur spécialisé en résistance des matériaux au sein d’un bureau d’études ou dans une entreprise spécialisée. Quant à l’élaboration des plans, il sera judicieux d’en confier la réalisation à un architecte. Le suivi pourra être réalisé par une entreprise spécialisée ayant fait ses preuves dans ce domaine, à défaut d’un architecte (tous ne veulent pas faire ce suivi).

Démarche administrative : déclaration préalable ou permis de construire ?

  • Les démarches administratives à accomplir dépendent de la surface de plancher que l’exécution des travaux va avoir pour effet d’ajouter à votre maison. Deux cas de figure peuvent se présenter :
  • La surface de plancher additionnelle créée par l’exécution des travaux sera inférieure à 40 m². Une simple déclaration de travaux auprès de la mairie de votre domicile sera nécessaire. Une réponse (autorisation) vous sera généralement apportée dans un délai de 30 jours à compter du dépôt de la déclaration.
  • La surface de plancher supplémentaire résultant de la surélévation de votre maison sera supérieure à 40 m². Vous devrez déposer une demande de permis de construire. Il faudra attendre environ 3 mois avant d’obtenir un permis de construire.

L’engagement des travaux : phase préliminaire préparatoire et exécution

Avant d’entreprendre les travaux, il faut effectuer le choix des matériaux. Celui-ci est dicté par les conclusions des études techniques. SI le bâti de l’habitation est suffisamment solide, et le terrain stable, la surélévation pourrait être réalisée avec des matériaux identiques à ceux déjà utilisés pour construire la maison. Aujourd’hui de plus en plus d’architectes et maîtres d’ouvrage -des particuliers- choisissent la solution dite « sèche » car plus légère, pré-fabriquée en atelier, offrant les mêmes garanties de solidité et rapide d’exécution. Il faudra toujours opter pour ces matériaux plus légers comme par exemple du bois, du métal et bois, dans le cas d’une maison n’offrant pas suffisamment de marge de résistance.

La création du nouveau toit et la dépose de la toiture existante

Certains vont penser que « l’élévation d’un toit implique que celui-ci ait été au préalable déposé. Cette opération sera sans doute la plus longue et la plus délicate. Elle nécessite des travaux préalables de bâchage voire d’échafaudage-parapluie afin de protéger l’intérieur de l’habitat d’éventuelles intempéries, et des travaux d’étayages intrusifs des existants ».
Aujourd’hui certaines entreprises spécialisées ne pensent pas ainsi et créent le nouveau toit AU-DESSUS de celui existant et enlèvent ENSUITE ce toit afin de préserver les existants. A ce moment le nouveau volume apparait et peut être travaillé pour les finitions d’isolation.

Le rehaussement des murs et l’installation des réseaux

Le chantier se poursuivra avec la phase d’élévation de nouveaux murs dans le prolongement du bâti existant, lorsque c’est la cas. Ces murs font partie intégrante des structures métal-bois et sont posés d’une façon globale et homogènes, dans le cas des entreprises travaillant avec le système cité ci-dessus. Après avoir rehaussé les murs périphériques et délimité les nouveaux espaces, les différents corps de métiers interviennent pour poser l’isolation des murs et installer les réseaux secs et humides tels que l’électricité, le chauffage, et éventuellement sanitaires s’il y a création d’une salle de bain.

Finitions de la toiture

Viennent les étapes finales extérieures. Il va falloir ré-assembler les tuiles ou en mettre des neuves, ou bien mettre en place une couverture différente, selon le projet.